Luc Chausson (Seat France) : « Nous avons plus de 7 000 Ateca à livrer sur l’année »

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Luc Chausson, le directeur de Seat France, revient sur les ambitions de la marque en 2017 avec le lancement de l’Ibiza et la première année de commercialisation pleine de l’Ateca.

Luc Chausson, le directeur de Seat France.
Luc Chausson, le directeur de Seat France.

L’Automobile & L’Entreprise : Comment jugez-vous la performance de Seat France en 2016 ?
Luc Chausson :
Nous sommes satisfaits dans la mesure où nous avons légèrement progressé au niveau global par rapport à 2015. Ce que je retiens le plus de l’année écoulée, c’est le lancement très réussi de l’Ateca, notre nouveau SUV du segment C. C’est un excellent package qui plaît à la fois aux particuliers et aux professionnels. Nous avons organisé beaucoup de manifestations pour le faire connaître. Le succès a été immédiat. Ce produit nous permet de lancer l’année 2017 de manière très favorable.

A&E : Les soucis d’approvisionnement des débuts ont-ils été résolus ?
LC :
Nous avons été victimes de notre succès. Nous avons d’une part eu beaucoup plus de clients que ce que nous étions capables de fournir. Il y a eu d’autre part un vrai décalage dans nos mix, notamment sur l’essence. Nous avons deux à trois fois plus de clients qui veulent une motorisation essence que ce que nous avions prévu. C’est d’ailleurs un sujet pour les ventes aux entreprises. On note que même sur des segments tels que celui de l’Ateca le diesel commence à souffrir.

« Nous visons une progression à deux chiffres »

A&E : Justement, quelle est la performance de l’Ateca en entreprises ?
LC :
Aujourd’hui, 30 % de ses ventes sont réalisées en entreprises. Là aussi, nous sommes au-delà de nos estimations initiales. Nous sommes pour l’instant focalisés sur les petites et moyennes entreprises. Nous ne sommes pas encore sur les grands comptes, nous avons donné la priorité aux clients individuels. Même les loueurs en longue durée avec qui nous travaillons sont pour le moment concentrés sur cette cible. Au fur et à mesure que la production de l’Ateca va grandir, nous attaquerons bien entendu tous les canaux de distribution. Mais à ce jour c’est clair que nous n’allons pas effectuer des remises importantes pour vendre aux grandes entreprises puisque nous avons déjà un gros portefeuille à livrer.

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La Seat Ibiza sera commercialisée dans un premier temps en essence.
A&E : Quels sont les objectifs de Seat pour 2017 ?
LC :
Nous avons de très beaux objectifs. Notre plan produit est absolument remarquable. L’Ateca va délivrer toute sa puissance. Nous avons plus de 7 000 exemplaires à livrer sur l’année. Nous allons ensuite avoir le facelift de la Leon et la sortie de la nouvelle Ibiza, qui sera un produit majeur. L’Arona arrivera quant à lui en fin d’année, au mois de novembre. Il va nous permettre de nous inviter sur le segment des petits SUV. Il se positionnera face aux Renault Captur et Peugeot 2008. Par rapport à tout ça, nous ferons une belle année. Nous visons une progression à deux chiffres sur un marché qui devrait être relativement stable. Pour avoir un ordre d’idée, nous sommes à + 30 % d’immatriculations à fin février. On va ensuite gérer la transition entre l’ancienne et la nouvelle Ibiza. D’ici à la rentrée, nous aurons une visibilité assez forte sur notre croissance pour l’année 2017.

« Nous lançons l’Ibiza avec trois moteurs essence »

A&E : Quels sont les atouts de la nouvelle Ibiza ?
LC :
Je tiens tout d’abord à souligner qu’il s’agit d’un modèle entièrement nouveau. L’Ibiza inaugure la nouvelle plate-forme du groupe que l’on appelle MQB A0. Elle permet de faire une voiture qui, en termes de longueur, est quasi identique à la version précédente. Elle prend en revanche 9 centimètres en largeur, ce qui se traduit par plus d’habitabilité et d’espace aux genoux, à l’avant comme à l’arrière. Quant au volume de coffre, il augmente de 65 litres. La nouvelle Ibiza bénéficie du plus grand coffre de sa catégorie. Elle inaugure enfin de nouvelles technologies. On trouve ce qui se fait de mieux sur le segment, voire sur le segment supérieur, en matière de sécurité passive avec l’assistant de changement de trajectoire, le radar anticollision, la détection piéton… Et pour les entreprises nous proposerons deux niveaux de finition Business, aussi bien sur l’essence que sur le diesel.

A&E : Quelles sont les motorisations au menu ?
LC :
Nous lançons l’Ibiza avec trois moteurs essence. La gamme diesel arrivera dans un second temps, en fin d’année. Ce décalage n’est pas un problème dans la mesure où 85 % des ventes d’Ibiza en Europe se font en essence. Nous sommes légèrement plus bas en France, à environ 80 %, en raison des ventes aux entreprises. Si je dois un peu simplifier à l’extrême, nous n’avons pratiquement plus de clients particuliers qui achète du diesel. Ce qui génère le mix, ce sont les entreprises. Nous sommes persuadés que cela va changer. Nous avons de plus en plus d’entreprises qui se montrent intéressées par des moteurs essence. On s’aperçoit également qu’il y a un petit changement dans les habitudes de consommation des entreprises. Auparavant, nous étions sur des contrats de 36 à 42 mois. Désormais, on commence à avoir des demandes pour de la location moyenne durée sur 12, 18 ou 24 mois. Dans ce cas, l’intérêt du diesel devient moins prononcé.

A&E : Constatez-vous la même tendance sur d’autres modèles ?
LC :
Cela touche l’ensemble de notre gamme. On constate depuis quatre ans que l’essence prend cinq points de mix par rapport au diesel tous les ans. Sur le secteur des flottes, les loueurs commencent aussi à se poser des questions, notamment par rapport à la revente de leur parc diesel. C’est pourquoi nous essayons par le biais de notre captive de proposer des formules de location de modèles essence plus souples qu’auparavant.

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