Les valeurs résiduelles des véhicules diesel menacées ?

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Pour Autovista, les entreprises doivent s'attendre à une baisse des VR de certains modèles roulant au diesel.
Pour Autovista, les entreprises doivent s'attendre à une baisse des VR de certains modèles roulant au diesel.

Une menace plane-t-elle sur les valeurs résiduelles des véhicules diesel ? Pour Autovista, cela ne fait aucun doute. Le coteur fonde son argumentaire sur la montée en puissance de la demande en véhicules essence chez les particuliers, tant sur le marché du neuf que sur celui de l’occasion, une tendance qui contraste avec la forte demande des entreprises en véhicules diesel.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les véhicules essence ont représenté 45,38 % des achats réalisés par les particuliers en 2014, contre 41,95 % en 2013. La situation est tout autre dans la sphère professionnelle, où la part des véhicules diesel a pointé à 87,13 % en 2013 et 86 % en 2014. Cela ne devrait guère évoluer tant que la TVA ne sera pas récupérable sur l’essence.

Les segments C et D les plus exposés

Pour Autovista, la profonde divergence de demande entre particuliers et professionnels pourrait donc devenir problématique. « Tant que tout le monde voulait du diesel, la commercialisation des véhicules en buyback sur le marché VO ne causait pas de souci. Mais qu’en sera-t-il dans trois ans lorsque les volumes actuellement engagés auprès des sociétés arriveront sur un marché VO devenu, comme le marché VP, demandeur d’essence ? », s’interroge le coteur.

L’inquiétude est surtout de mise sur les segments C (Peugeot 308, Renault Mégane…) et D (Citroën C5, Volkswagen Passat…), particulièrement prisés des clients professionnels. « Il devient crucial pour les gestionnaires de flotte de procéder dès maintenant à une estimation du risque financier et d’identifier les véhicules les plus exposés », insiste Autovista.

Le cas de la Peugeot 308 est pris en exemple. La berline pourrait avoir du mal à trouver preneur sur le marché VO dans la mesure où elle est achetée à plus de 90 % en diesel par les pros et à plus de 40 % en essence par les particuliers. Sachant que la demande en VO se constitue exclusivement de particuliers de plus en plus friands d’essence, les versions diesel pourraient voir leur cote se dégrader rapidement…

Mots clefs associés à cet article : Essence, Diesel

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