vendredi 29 juillet 2011
Les avertisseurs de radars vidés de leur substance
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La fonction qui fait, ou plutôt qui faisait l’intérêt des avertisseurs de radars en temps réel était la possibilité de signaler les contrôles de vitesse effectués par les forces de l’ordre au moyen de radars mobiles. Cette époque bénie pour les détenteurs de ces petits appareils est désormais révolue. Les fabricants ont plié face aux exigences du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. Le protocole d’accord qui vient d’être signé entre les deux parties siffle la fin de la localisation des radars fixes ou mobiles, ainsi que celle des contrôles routiers opérés par les forces de l’ordre.
Les avertisseurs de radars, désormais qualifiés d’outils d’aide à la conduite, se contenteront d’indiquer les zones accidentogènes fournies par les services de l’État ou signalées par les utilisateurs. Ces sections de voies dangereuses s’étaleront sur au moins 4 km sur le réseau autoroutier, au moins 2 km hors agglomération et au moins 300 mètres en agglomération. Des points de danger précis, comme un passage à niveau, un pont, un tunnel, une école, une zone de travaux, ou une forte pente, pourront également signalés par les utilisateurs. Reste à savoir si un radar mobile pourra être signalé comme un point de danger précis… Les communautés d’utilisateurs seront également ravies d’apprendre que les appareils diffuseront des messages de prévention routière.
Les fabricants se sont engagés à ne plus diffuser, dans un délai de 4 mois, des produits non conformes à l’accord signé. Loïc Rattier, président de l’association des fabricants (AFFTAC), s’est déclaré entièrement satisfait par cet accord. Pas certain que les utilisateurs soient de cet avis…
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