jeudi 11 juin 2009
Le nouveau Grand Scénic entre en scène
Longtemps leader incontesté des monospaces, le Renault Scénic doit compter avec une concurrence sévère. La précédente génération a même dernièrement perdu son sceptre, chipé par le Citroën C4 Picasso. Pour rendre sa couronne au roi, Renault lance la troisième génération en commençant par la version longue, dénommée Grand Scénic. Une version qui devrait représenter près du tiers des ventes. Le Scénic Court arrivera pour sa part en juin prochain. L’évolution esthétique est mesurée, avec un capot avant plus long et qui abandonne les formes très graphiques de la précédente série pour des rondeurs plus douces. L’arrière reçoit des feux en forme de boomerang, à la ligne partant vers l’extérieur, alors qu’ils sont entrants sur la version courte. Une bonne façon de différencier les deux modèles. À l’arrivée, le Scénic n’a pas l’originalité d’un Multipla ni la modernité stylistique d’un C4 Picasso, mais il apparaît bien proportionné et discrètement élégant.
Grand Scénic ou petit Espace ?
Cette version longue mérite bien son patronyme, elle mesure désormais 4,56 m, soit 10 centimètres de moins seulement que l’Espace. Par rapport à la précédente génération, la longueur progresse de 7 centimètres et l’empattement de 3, un gain synonyme de progrès en termes d’habitabilité. La planche de bord, d’une seule pièce, apparaît très réussie.
La présentation intérieure progresse mais l’instrumentation, qui prend place au centre, sous une casquette, ne plaira certainement pas à tout le monde avec son graphisme façon jeu vidéo. Si les deux premières rangées de sièges individuels s’avèrent confortables, la troisième présente sur notre modèle 7 places propose peu d’espace. Pour obtenir une version 7 places, il faut engager 750 euros supplémentaires. De très nombreux rangements additionnels : boîtes à gants, trappes au sol, tiroirs sous les sièges, parsèment le Grand Scénic, dispensant 92 litres supplémentaires.
Motorisations : quel choix !
En route ! Sous le capot, aux trois motorisations essence s’ajoutent cinq mécaniques Diesel. Penchons-nous sur ces dernières. Le 1.5 l dCi semble le mieux adapté aux demandes des entreprises. Il est disponible en deux puissances de 105 et 110 chevaux, selon qu’il est équipé d’un filtre à particules ou non. Affublé d’un bonus neutre, il ménagera les porte-monnaie des gestionnaires de parc. Au-delà, on trouve le 1.9 l de 130 chevaux et en sommet de gamme Diesel le 2.0 l de 150 ou 160 chevaux. Ces deux derniers supportant 750 euros de malus. Rédhibitoire par les temps qui courent. Le comportement routier ne prête pas le pneu à la critique, même si la direction demeure un peu légère. Pour un peu moins de 500 euros, le grand Scénic est doté d’un système de navigation Carminat peu lisible, développé avec le fabricant TomTom. Le Losange a fait un gros effort pour maîtriser les coûts de son monospace, avec des vidanges espacées, un système de climatisation qui ne demande plus de purge, ou encore des filtres à air à changer deux fois moins souvent… Formidable si la fiabilité n’en souffre pas. Les prix augmentent légèrement, mais l’équipement est plus complet. Cette troisième génération, sans gros défaut, fait une belle entrée en scène.
Marque et modèle : Renault Grand Scénic
Finition et motorisation : dCi 110 FAP Carminat TomTom
CO2 / Bonus / Malus : 138 g / neutre
EuroNCAP
Adultes : nc %
Enfants : nc %
Piétons : nc %
TVS / Taxe utilitaire : 690 euros
PRK.E : 0,21 €/km
-> Fiche technique et financière‚ essai complet dans L’Automobile & L’Entreprise N° 146. Pour vous abonner.
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