Le marché automobile français baisse de 6 % en avril

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Les ventes de voitures particulières ont été en repli de 6 % au mois d’avril. Les groupes Renault et PSA ont respectivement reculé de 8,3 % et 6,8 %. Autres faits marquants : l’essence a une nouvelle pris le dessus sur le diesel, et les VUL restent dans le vert.

Les marques importées gagnent du terrain sur les marques françaises.
Les marques importées gagnent du terrain sur les marques françaises.

Le marché automobile hexagonal a décidément bien du mal à trouver la bonne carburation en 2017. Il alterne depuis janvier les mois de hausse et de baisse. Ainsi, après un mois de mars encourageant, les immatriculations de voitures particulières ont reculé de 6 % en avril pour s’élever à 171 879 unités.

Aucune marque française n’est parvenue à tirer son épingle du jeu. Renault (– 9,3 %), Dacia (– 5,3 %), Citroën (– 5,2 %), Peugeot (– 2,2 %) et DS (– 42,3 %) ont cumulé 93 492 ventes le mois dernier, contre 100 356 en avril 2016 (– 6,8 %). La baisse est également quasi généralisée parmi les marques importées. Le groupe Volkswagen a également éprouvé des difficultés (– 8,5 %) malgré le bond en avant de Seat (+ 21 %) et la solidité de Skoda (+ 8,7 %). Les autres marques épargnées sont Toyota (+ 1,2 %), Fiat (+ 3,9 %), Alfa Romeo (+ 55,4 %), Nissan (0 %) et Kia (+ 12 %).

Ces résultats particulièrement mitigés d’avril ramènent le marché automobile national à seulement 2 % de hausse depuis le début de l’année, à 712 933 immatriculations. Les marques françaises, en progression timide de 1 %, cumulent 384 751 ventes de VP. Ce volume correspond à une part de marché de 53,97 %. Elles pointaient à 54,45 % à pareille époque en 2016. Les marques importées gagnent donc du terrain sur les marques françaises, à l’image de Seat, Toyota, Alfa Romeo et Kia, qui ont démarré l’année en trombe.

L’essence fait jeu égal avec le diesel

Les autres faits marquants du mois écoulé sont la résistance du marché des véhicules utilitaires légers et la confirmation de l’appétit des automobilistes pour l’essence. Les immatriculations de VUL se sont élevées à 36 320 unités le mois dernier, soit une progression de 0,2 % par rapport à avril 2016. Les groupes Renault et PSA présentent cette fois-ci une copie honorable avec des hausses respectives de 1,7 % et 0,7 %. Le marché a également été tiré par le haut par Ford (+ 9,9 %), Volkswagen (+ 5,3 %) et Toyota (+ 48,1 %). Des performances qui ont gommé du bilan les défaillances de Fiat, Mercedes-Benz, Nissan, Iveco et Opel.

Malgré le ralentissement d’avril, les ventes d’utilitaires légers restent bien orientées depuis le début de l’année. Ce marché croît de 7,5 % pour s’établir à 146 414 unités. Les seules marques à ne pas profiter du dynamisme retrouvé sur le créneau des utilitaires légers sont Fiat (– 0,4 %) et Mercedes-Benz (– 7,5 % ).

Le dernier enseignement que l’on puisse tirer de ce bilan du mois d’avril est l’inversion du rapport de force entre l’essence et le diesel, qui se confirme pour le deuxième mois consécutif. Sur les 171 879 voitures particulières immatriculées, 48,27 % fonctionnent à l’essence et 48,09 % au diesel. Les débats sont équilibrés depuis le début de l’année. Les ventes de VP diesel s’élèvent à 339 103 unités (47,56 %), celles de VP essence à 338 606 unités (47,49 %). Pour leur part, les véhicules électriques et hybrides captent respectivement 1,24 % (8 876 ventes) et 3,65 % (25 993 ventes, dont 2 589 d’hybride rechargeables) du marché.

Mots clefs associés à cet article : Marché VP, Marché VUL, Marché France

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