Le gouvernement prend de nouvelles mesures pour la filière automobile

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La tenue du Mondial de l’automobile est l’occasion pour les membres du gouvernement de passage à la Porte de Versailles de proclamer tout le bien qu’ils pensent de la filière automobile française. Mais sa santé encore fragile nourrit toujours quelques inquiétudes. Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, n’a pas manqué de le rappeler lors de sa visite. Si les constructeurs et les grands équipementiers sortent la tête de l’eau, ce n’est pas nécessairement le cas de leurs nombreux sous-traitants.
Sept mesures de soutien ont ainsi été dévoilées par le nouveau locataire de Bercy, dont la priorité est de « consolider la filière automobile, son innovation et sa production en France ». La première d’entre elles prévoit la création du nouveau fonds Avenir automobile en lieu et place du fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA) créé en 2008 au plus fort de la crise. Les principaux investisseurs restent les constructeurs mais l’ouverture du capital à des investisseurs privés étrangers n’est pas exclue. Le fonds Avenir automobile, dont l’objectif est de favoriser l’émergence de nouveaux champions, dispose d’une capacité d’investissement de 270 millions d’euros.
La mesure n° 2 consiste quant à elle à créer une “ task force ” automobile, histoire de renforcer les connaissances sur les entreprises de la filière, d’anticiper les évolutions stratégiques des secteurs où la France possède des positions fortes, et d’identifier les futurs champions nationaux de la sous-traitance de manière plus efficace et plus rapide.

10 000 euros de bonus pour les électriques

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C4 Cactus Airflow, le prototype à 2 l/100 km de Citroën
Les mesures qui suivent concernent plus directement les automobilistes. La n° 3 officialise la création d’un superbonus pour les acheteurs de véhicules alternatifs. Il sera en place à la mi-2015. Son montant sera de 3 700 euros pour un véhicule électrique, de 2 500 euros pour un véhicule hybride rechargeable et de 500 euros pour un véhicule neuf conforme à la norme Euro 6. Il viendra en complément du bonus écologique actuel qui, pour rappel, s’élève à 6 300 euros pour un véhicule électrique et à 4 000 euros pour un hybride rechargeable. On apprend par la même occasion qu’il sera maintenu en 2015. L’aide gouvernementale atteindra ainsi les 10 000 euros pour un véhicule électrique.
Pour bénéficier de ce superbonus, quelques conditions seront toutefois à remplir. Il faudra mettre à la casse un véhicule diesel de plus de 13 ans et résider en zone urbaine agissant contre la pollution de l’atmosphère.
La mesure n° 4 porte elle aussi sur la question de l’électrique. Elle confirme l’intention du gouvernement de développer le réseau national d’infrastructures de recharge sur le territoire. Un premier projet de grande ampleur confié au groupe Bolloré prévoit l’installation de 16 000 nouveaux points de charge au cours des quatre prochaines années. La mesure n° 5 est étroitement liée puisqu’elle vise à accompagner les utilisateurs de véhicules électriques au quotidien avec la création d’un panneau de signalisation des stations de recharge et la mise en place d’un répertoire public sur la localisation et les caractéristiques techniques des bornes sur le site data.gouv.fr.
Enfin, la mesure n° 6 a pour objectif de financer les recherches sur les véhicules consommant moins de 2 l/100 km et sur les véhicules autonomes. La dernière mesure prévoit d’ailleurs que les premières expérimentations de véhicules autonomes sur route auront lieu dès 2015.

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