Le Volkswagen T-Roc à l’assaut du marché

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Absent jusque-là du segment des SUV compacts, Volkswagen veut imposer le T-Roc comme la référence. Long de 4,23 m, le tout nouveau véhicule compte sur la personnalisation, l’habitabilité et les systèmes de sécurité pour se démarquer.

Le Volkswagen T-Roc est construit sur la même plate-forme MQB que l’Audi Q2.
Le Volkswagen T-Roc est construit sur la même plate-forme MQB que l’Audi Q2.

S’imposer sur le lucratif marché des SUV est clairement devenu une obsession pour Volkswagen. En l’espace de six ans, entre 2011 et 2016, la part de marché des SUV en France est passée de 11 % à près de 30 %. Le constructeur allemand s’est donc lancé dans ce qu’il qualifie lui-même d’offensive SUV. Dans cette bataille, Volkswagen avance ses pions : le Tiguan (4,49 m de long), le Tiguan Allspace (4,70 m de long), le Touareg (4,80 m de long), mais aussi l’Atlas (plus de 5 mètres de long) pour le marché américain, et le Teramont, cousin de l’Atlas, développé pour le marché chinois.

Il était donc temps pour Volkswagen de se lancer sur le marché des SUV compacts. Long de 4,23 m, le véhicule est censé répondre aux besoins des célibataires, des jeunes familles et des couples sans enfants. Un peu tout le monde en fait. Volkswagen place en effet beaucoup d’espoirs dans son dernier-né.

Une belle habitabilité

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Construit sur la même plate-forme MQB que l’Audi Q2, le T-Roc a donc logiquement quelques traits en commun avec son cousin. Au premier regard, ce sont certainement les feux de jour à LED de forme circulaire (disponibles de série en finition Carat) qui sautent aux yeux. On notera aussi l’écart plutôt important des blocs optiques, qui apporte encore un peu plus de singularité au véhicule.

Disponible en onze coloris, le T-Roc propose, comme presque tous les SUV urbains aujourd’hui, une option personnalisation qui doit confirmer l’esprit « jeune » du véhicule. Ce « Pack Design », disponible en option sur la finition Lounge pour 1 200 euros, comprend notamment le toit et les rétroviseurs dans une teinte contrastante (noir, blanc, chêne noir ou rouge), tandis que le tableau de bord et la sellerie arborent une couleur chêne noir, jaune curcuma, bleu ravenna ou orange energy.

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Dans l’habitacle, aucun doute, on est dans une Volkswagen. L’intérieur rappelle d’ailleurs celui de la nouvelle Polo, bien que les matériaux laissent une impression de qualité un peu au rabais. Au centre du tableau de bord, on trouve un système d’info-divertissement avec un écran allant de 6,5 à 8 pouces selon la finition. Avec un empattement de 2,59 m (10 centimètres de moins que le Tiguan), le T-Roc se défend plus que bien au plan de l’habitabilité. Même constat sur le volume du coffre. Il est de 445 litres, soit l’un des plus grands du segment. En abaissant la banquette arrière, qui peut d’ailleurs se rabattre de façon asymétrique deux tiers/un tiers, ce volume grimpe jusqu’à 1 290 litres.

Deux finitions Business

Au volant de notre version d’essai, un diesel de 150 chevaux boîte automatique quatre roues motrices First Edition, pas de mauvaise surprise en termes de conduite. Confortable, maniable, le T-Roc peut toutefois être un peu lent sur les premiers rapports. On notera aussi un problème d’insonorisation de l’habitacle, dans lequel on entend fortement les vrombissements du moteur.

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Côté équipement, le T-Roc démarre fort avec des systèmes de sécurité de série : régulateur de vitesse adaptatif, correcteur de trajectoire, système de détection de fatigue du conducteur, et le Front Assist avec détection de piétons. Outre les finitions classiques T-Roc, Lounge, Carat, First Edition et Carat Exclusive, le T-Roc est disponible en deux finitions pour les entreprises. Il y a d’abord T-Roc Business qui, moyennant 2 100 euros de plus que la finition T-Roc, propose notamment l’aide au stationnement, le système de navigation et d’info-divertissement Discover Media, ainsi que des projecteurs antibrouillard avant. Puis Lounge Business, affichée 1 300 euros de plus par rapport à la finition Lounge, qui comprend la caméra de recul, l’activation automatique des feux de route et le réglage lombaire.

Trois moteurs essence et un diesel

Concernant les moteurs, seuls quatre sont disponibles à la vente aujourd’hui. Trois essence TSI : 115 chevaux boîte manuelle, 150 chevaux boîte manuelle et 190 chevaux boîte auto DSG7 4Motion. Et un diesel : 2.0 l TDI 150 ch DSG7 4Motion. Les autres motorisations arriveront courant 2018. Pour les entreprises, on retiendra l’essence de 115 chevaux (117 g/km de CO2) et le diesel de 150 chevaux (133 g/km de CO2).

Volkswagen espère écouler 20 000 unités du T-Roc en un an, dont 30 % aux entreprises. En Europe, le SUV compact sera produit à l’usine portugaise de Setubal, près de Lisbonne. Mais l’offensive SUV de Volkswagen ne s’arrête pas là. Elle doit se poursuivre l’année prochaine avec le petit frère du T-Roc, le T-Cross. Ce SUV urbain long de 4,15 m se basera sur la même plate-forme que la Polo et aura pour objectif de concurrencer le Renault Captur, le Peugeot 2008 ou encore le Citroën C3 Aircross. Le T-Cross se lancera sur le marché dans le courant de l’été 2018.

Mots clefs associés à cet article : Volkswagen, SUV

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