Label RGE, qu’en pensent les petites entreprises ?

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Label RGE, qu'en pensent les petites entreprises ?

Le label RGE (“ Reconnu Garant de l’Environnement ”) permet de distinguer les entreprises sérieuses et qualifiées vers lesquelles les particuliers peuvent se tourner pour la réalisation de leurs travaux de rénovation énergétique, ouvrant droit aux aides financières pour les logements anciens. Par ce label, les pouvoirs publics comptent rassurer les particuliers sur la qualification du prestataire et valoriser les filières et pratiques éco-responsables.

Indispensable ? Contraignant ? Valorisant ? Comment le label RGE, né en 2011 mais propulsé réellement depuis juillet 2014, est-il perçu par les dirigeants de TPE ? Le baromètre « Qu’en pensent les patrons » de petite-entreprise.net souligne davantage une nécessité qu’un réel engouement des professionnels pour ce label.

Bientôt, tous les artisans devront être RGE

Premier constat : 88 % des dirigeants de TPE interrogés savent ce qu’est le label RGE, ce qui est plutôt un très bon score, sachant que petite-entreprise.net n’interroge pas uniquement des professionnels du bâtiment. Le RGE est-il indispensable ? A priori, il tendrait à le devenir, puisque près de 70 % des particuliers demandent à l’artisan s’il dispose du précieux label. Depuis septembre 2014, il est même indispensable de faire appel à un professionnel RGE pour accéder aux avantages fiscaux sur les travaux énergétiques (depuis le 1er janvier 2015 pour le crédit d’impôt développement durable - CIDD). Les professionnels n’auront d’autre choix que d’en respecter les critères, y compris ceux qui sous-traitent et qui devront faire appel à des sous-traitants RGE pour détenir eux-mêmes le label : une logique qui mécaniquement fera grossir la demande. En juillet 2014, l’Ademe estimait à 18 000 le nombre d’entreprises labellisées RGE, avec une forte demande des professionnels ces six derniers mois pour obtenir une formation auprès des organismes compétents (source CAPEB).

Le label rassure le particulier sur la qualification du professionnel qui vient faire ses travaux. Pour le professionnel lui-même, les avis sont partagés : pour 45 % des répondants, le label RGE n’offre pas spécialement d’avantage, sinon celui d’éviter de perdre des clients. Il est donc vécu plutôt comme une contrainte par la moitié des dirigeants : seuls 43 % y voient une opportunité et, en cela, une façon de valoriser la qualité de leurs travaux. Un moyen d’augmenter aussi leurs tarifs ? Cela paraitrait logique.

Pour conclure, si le label RGE répond aujourd’hui à un consensus sur la nécessité de promouvoir les travaux garants de l’environnement, l’obligation d’obtenir ce label est plutôt mal vécue par les TPE, qui réagissent pour beaucoup de façon épidermique à toute nouvelle contrainte administrative. D’autant que si, à terme, la plupart des artisans deviennent RGE, où sera l’avantage de détenir un tel label ?

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