La pollution de l’air favoriserait les accidents de la route !

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La pollution de l’air favorise-t-elle les accidents ? C’est ce qu’affirme une étude de la London School of Economics, qui révèle que l’effet est loin d’être marginal. Parmi les causes probables : l’effet des polluants atmosphériques sur le niveau d’attention des conducteurs.

La pollution de l'air serait accidentogène !
La pollution de l'air serait accidentogène !

Outre l’augmentation des maladies respiratoires et cardiovasculaires directement liée à la pollution de l’air, de plus en plus d’études suggèrent que cette même pollution a de nombreuses conséquences sanitaires, même les plus insoupçonnées : diabète, obésité, autisme, maladie d’Alzheimer… D’autres travaux ont montré que certains polluants, en particulier l’ozone et les particules fines, pourraient accroître le temps de réaction, le niveau d’attention et la mémoire à court terme.

Alors que ces études portent sur des expositions à long terme, celle publiée par la London School of Economics révèle que les effets pourraient être aussi à court terme. Pour montrer cela, l’étude a été menée sur la période 2009-2014 au Royaume-Uni et la survenue d’accidents de la route (plus de 585 000 analysés) en fonction du niveau atmosphérique de NO2 (en moyenne de 23,69 µg/m3).

Quelques pour-cent supplémentaires

Les résultats montrent que pour toute augmentation de 1 µg/m3, le nombre d’accidents s’élève de 2 %, soit 0,3 accident de plus par unité géographique (un carré de 1° de longitude sur 1° de latitude). Il ne s’agit là que d’une moyenne sur l’ensemble du territoire britannique : dans les zones les plus polluées de Londres, où la teneur de NO2 frôle les 100 µg/m3, réduire cette pollution de 30 % permettrait de réduire le nombre d’accidents quotidiens de 5 %.

Selon Lutz Sage, le chercheur en charge de cette étude, ce phénomène est très probablement lié aux effets de la pollution sur le niveau d’attention, peut-être aussi via certains symptômes physiques (nez qui pique, yeux qui pleurent) ou une moindre visibilité de la route. En revanche, le lien ne semble pas lié à l’intensité du trafic (qui favorise aussi bien la pollution que les accidents), le phénomène demeurant quel que soit le nombre de véhicules.

Source : Le Journal de l’environnement

Mots clefs associés à cet article : Pollution, Sécurité routière

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