LLD : une année 2013 en demi-teinte, mais…

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Même si nous n’avons pas les mêmes chiffres et résultats que le syndicat des loueurs (SNLVD), il est toujours intéressant d’observer les tendances de la location de longue durée (LLD), qui a la faveur d’une très grande majorité de grands comptes mais peine toujours à convaincre un certain nombre de PME.
Sous quels auspices s’ouvre donc l’année 2014 pour les loueurs longue durée ? La réponse à cette question posée par Jean-François Chanal, président du syndicat national des loueurs de voitures en longue durée (SNLVLD), mérite d’autant plus d’attention que la LLD joue un rôle essentiel dans la mobilité des entreprises et qu’elle est, pour les constructeurs automobiles, un marché devenu capital au fil des ans. Les chiffres de 2013 sont là pour le prouver.

Certes, le nombre de mises à la route est en baisse de 5,6 % (selon le syndicat et de 3,52 % selon nos sources), mais cela représenterait 401 500 véhicules (véhicules particuliers, véhicules de société, véhicules utilitaires légers de moins de 5 t) et 203 115 unités selon nos sources. Sans vouloir revenir sur le débat concernant la part des immatriculations enregistrées par les entreprises qui reviennent à la LLD (personne ne peut le dire précisément aujourd’hui…), il est certain que les mises à la route ont baissé. Le parc roulant en LLD est en augmentation puisque la fin de l’année 2013 aura connu un certain nombre de prolongations de contrats : l’on dépasse désormais les 38 mois pour 100 000 kilomètres moyens parcourus.

Les responsables du SNLVLD se félicitent aussi du fait qu’en 2013 les prix moyens de vente des véhicules d’occasion aient retrouvé leur niveau de… 2008. On comprend aisément que ce ne soit pas suffisant quand on sait que les prix d’acquisition ont, en cinq ans, augmenté sensiblement : + 9 % pour les VP, + 14,5 % pour les VS et + 20 % pour les VUL. Un chiffre qui, pour ces derniers, s’explique sans doute par la “ montée en gamme ” de l’offre des constructeurs (plus d’équipements de sécurité et de confort) mais aussi peut-être par une volonté des utilisateurs de garder leurs véhicules plus longtemps et, du coup, de les choisir parfois de plus grande taille, mais surtout avec des PTAC plus élevés et des motorisations ayant le meilleur rapport puissance/consommations/émissions polluantes.

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2014, des mises à la route plus nombreuses

« En 2014, explique Jean-François Chanal, nous devrions voir une augmentation des rentrées de véhicules et par conséquent des mises à la route. » Le “paysage” de la LLD ne devrait pas changer fondamentalement pour autant. Les livraisons de véhicules hybrides (12 692 immatriculations flottes l’an dernier), et d’abord d’hybrides électricité-diesel, devraient cependant progresser tout comme celles des véhicules tout électriques (7 258 immatriculations flottes en 2013), dont on voit aujourd’hui qu’ils restent cantonnés à des usages bien particuliers. L’essence fera-t-elle son retour sur les “petites” voitures, une tendance que l’on observe pour les ventes aux particuliers ? « Rien n’est moins sûr car la fiscalité, et notamment la TVA, leur est défavorable » affirme-t-on au SNLVLD, où l’on suit aussi de très près le développement de toutes les formes de mobilité, dont l’auto-partage en entreprise.

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