Ford Mondeo, une routière de haut niveau

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Ford Mondeo, une routière de haut niveau

La nouvelle génération de la Ford Mondeo, c’est tout d’abord l’histoire d’un faux départ. Exposée pour la première fois en France à l’occasion du Mondial de l’automobile de Paris 2012, elle était censée rejoindre les showrooms un an plus tard. Autrement dit fin 2013. Une échéance que Ford n’a pas été en mesure d’honorer, non pour des raisons de mise au point, mais à cause du transfert inopiné de la chaîne d’assemblage de sa berline de l’usine belge de Genk, condamnée à la fermeture, à celle de Valence, en Espagne. C’est donc avec plus d’un an de retard que la quatrième génération de la Mondeo débute sa carrière en Europe.

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Avec ses petits airs d’Aston Martin, tout du moins au niveau de la face avant, l’auto entend se positionner au sommet de sa catégorie. Selon les dirigeants de Ford, seule la nouvelle Volkswagen Passat, elle aussi fraîchement commercialisée, serait en mesure de lui faire de l’ombre. Un brin prétentieux. Elle devra d’abord faire ses preuves face à des rivales supposées moins fortes comme la Peugeot 508, la Skoda Superb, la Mazda 6 ou l’Opel Insignia. Sur le papier, la Mondeo en a assurément les moyens. Ses moteurs thermiques affûtés, sa version hybride dans l’air du temps, sa transmission intégrale ou encore son lot d’équipements dédiés à la sécurité, pour certains totalement inédits, constituent un package solide.

Des ceintures dotées d’airbags

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Mais commençons notre tour d’horizon par l’aspect visuel. Le contraste est saisissant entre une partie avant fine et séduisante et une partie arrière un tantinet massive. Qu’à cela ne tienne, la Mondeo n’a pas vocation à être une reine de beauté. Pas plus que la Passat et consorts. Une Mondeo se doit en revanche d’être spacieuse. Hélas, bien qu’elle soit plus longue que la moyenne (4,87 m pour la 5 portes, 4,86 m pour le break), elle ne parvient pas à faire la différence. La nouvelle Passat, plus courte de 10 centimètres, revendique un espace aux jambes à l’arrière équivalent (97,3 cm contre 97,2 cm), ainsi qu’un meilleur volume de coffre, aussi bien en version 5 portes (586 litres contre 550 litres) qu’en break (650 litres contre 525 litres).

Restons à bord pour constater que la qualité des matériaux est en hausse par rapport à la génération précédente. L’habitacle est plus cossu, plus valorisant. Côté équipements, on apprécie tout particulièrement l’écran tactile de 8 pouces permettant de gérer le GPS, le Bluetooth, le système multimédia et la climatisation. Il est bien entendu proposé sur la finition Business Nav réservée aux entreprises. Celle-ci comprend d’ailleurs la plupart des équipements nécessaires au confort et à la sécurité de vos collaborateurs.

Mais rien ne vous empêche d’opter pour le pack Sécurité Intégral BLIS, facturé 1 300 euros, qui comprend un véritable arsenal de systèmes dédiés à la sécurité. Citons les ceintures arrière intégrant un airbag – une première mondiale – le système de surveillance des angles morts ou encore le système anticollision à faible vitesse. Signalons au passage que la Mondeo a décroché les 5 étoiles aux tests EuroNCAP.

Deux offres sous les 100 g/km

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Reste ensuite à trouver la motorisation adéquate. Ford fait dans le classique avec trois moteurs Diesel de 115, 150 et 180 ch, tous trois annoncés à moins de 130 g/km de CO2. Le plus efficace est le 1.6 l TDCi ECOnetic de 115 ch homologué à seulement 94 g/km et 3,6 l/100 km sur la 5 portes, et à 99 g/km et 3,8 l/100 km sur la SW.

Pendant ce temps, la concurrence peine encore à descendre sous la barre des 100 g/km, sauf à s’aventurer dans le domaine de l’hybride. Ce que fait également la Mondeo, une première pour Ford en Europe. Le modèle 2.0 l iVCT Hybrid BVA, annoncé à 99 g/km, associe un moteur essence de 187 ch et deux moteurs électriques, le premier supportant le moteur thermique en pilotant les roues, le deuxième permettant de recharger la batterie lithium-ion de 1,4 kWh située derrière les sièges arrière. L’autonomie en tout électrique se limite à quelques kilomètres, à l’image d’une Toyota Prius ou d’une Peugeot 508 Hybrid4.

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La Mondeo a d’autres atouts à faire valoir, à commencer par sa transmission à double embrayage Powershift à six rapports, disponible sur les blocs 150 et 180 ch. La berline se signalera également dans les mois qui viennent avec la version Vignale (finition haut de gamme) et le moteur 2.0 l TDCi de 210 ch équipé d’un double turbo séquentiel et couplé à une transmission intégrale. Des compléments de gamme de haut niveau qui ne devraient pas vraiment concerner la clientèle professionnelle.

Reste enfin à aborder la question du comportement sur route. Testée avec les motorisations 2.0 l TDCi 150 ch et 1.5 l EcoBoost 160 ch, la Mondeo a tout simplement séduit. Ford fait mouche avec sa nouvelle direction électrique très consistante et sa nouvelle suspension arrière contribuant au bon confort de l’auto. Ajoutons à cela une acoustique particulièrement soignée. Seule ombre au tableau, l’auto reste très lourde par rapport à ses rivales.

Au final, malgré quelques lacunes, cette nouvelle Mondeo parvient à tirer son épingle du jeu. Elle s’avère surtout une excellente routière. Elle vient donc se positionner sans mal dans le peloton de tête de sa catégorie, laquelle restant quoi qu’on en dise dominée par la nouvelle Passat.

Mots clefs associés à cet article : Ford, Berline, Break, Gamme Business

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