Engie Cofely, le projet hydrogène

Publié le par

Courant octobre, la flotte d’Engie Cofely a accueilli 50 Kangoo ZE avec prolongateur à hydrogène. De la conception des véhicules à la création d’une station hydrogène, c’est tout le groupe Engie qui a été sollicité dans ce projet.

Engie Cofely a intégré 50 Kangoo ZE-H2 dans sa flotte.
Engie Cofely a intégré 50 Kangoo ZE-H2 dans sa flotte.

Au début du mois de juillet 2017, Engie Cofely remportait le Trophée L’Automobile & L’Entreprise du Gestionnaire de parc de l’année. Un prix décerné par un jury composé en majorité de gestionnaires de parc. La filiale du groupe Engie a su se faire remarquer en pariant sur une énergie en développement, l’hydrogène.

En effet, Engie Cofely a décidé de compléter sa flotte avec 50 Kangoo ZE-H2 Symbio. Un choix en conformité avec le rôle de la filiale. Souvent méconnu et confondu avec sa maison mère Engie, Engie Cofely est un acteur de la transition énergétique. Créée en 1994 sous le nom d’Elyo, l’entreprise emploie aujourd’hui 12 000 collaborateurs et a réalisé un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros en 2016.

« Engie Cofely est une société de services, elle propose aux entreprises et collectivités des solutions pour réduire leur impact sur l’environnement » indique Marion Damane, responsable de la flotte d’Engie Cofely.

L’entreprise peut aussi offrir un service de facility management à ses clients. En clair, elle peut prendre en charge tout ce qui est lié à la vie du bâtiment, du ménage au courrier, en passant par la gestion de parc. Pour mener à bien sa mission, la filiale d’Engie dispose d’une flotte de 7 000 véhicules, composée à 62 % de véhicules utilitaires, à 22 % de véhicules de société et à 16 % de véhicules particuliers. Un parc fourni à 92 % par des constructeurs français.

Le projet d’intégrer des véhicules à hydrogène dans la flotte d’Engie Cofely est né en 2016 pour répondre aux besoins d’une agence francilienne. Celle-ci possède un parc de 225 véhicules, dont 81 % de véhicules utilitaires et de véhicules de sociétés, et souhaite diminuer ses émissions de CO2.

« Cela fait quelques années que cette agence veut une mobilité plus verte, explique Marion Damane. Nous avons donc commandé des véhicules électriques, mais la contrainte de l’autonomie s’est très vite posée. » En effet, un Kangoo électrique peut dérouler 100 à 120 kilomètres d’autonomie, pas assez pour rassurer complètement les conducteurs. Le directeur de l’agence francilienne a donc soumis l’idée d’opter pour une solution hydrogène, une idée qui a plu à Engie.

Un projet qui reste dans le groupe

JPEG - 473.4 ko
Engie Cofely compte passer progressivement sa flotte à l’essence.
Logiquement, le groupe énergétique français s’est tourné vers une entreprise dont il est l’actionnaire majoritaire depuis 2016 : Symbio FCell. Cette PME née en 2010 est spécialisée dans les prolongateurs d’autonomie pour véhicule électrique. Elle commercialise déjà des Kangoo ZE avec un kit prolongateur hydrogène, une installation qui permet aux véhicules d’atteindre une autonomie de 250 à 300 kilomètres.

« En tant que gestionnaire de flotte, c’est un bon challenge, confie Marion Damane. Ce véhicule a plus d’autonomie et donc plus d’agilité. L’extension hydrogène permet de rassurer les collaborateurs qui doivent faire leurs tournées. » Les conducteurs ont bénéficié d’une miniformation lors de la remise des clés des Kango ZE-H2 Symbio, au cours du mois d’octobre.

Mais avec l’hydrogène se pose la question des stations de chargement, qui se font rares. À Paris, il y a bien sûr celle du pont de l’Alma, mais ce n’est pas suffisant. Engie a donc décidé d’ouvrir sa propre station hydrogène à Gennevilliers, sur un site d’Engie Cofely. La station déployée par GNVert, opérateur de mobilité verte appartenant au groupe, produit un hydrogène 100 % renouvelable.

Le déploiement de ces véhicules électriques-hydrogène est une avancée importante pour Engie Cofely, mais qui reste de l’ordre de l’anecdotique. Sur une flotte totale de 7 000 véhicules, les 50 Kangoo ZE ne représentent que 0,7 % du parc. « Nous passons progressivement à l’essence, précise Marion Damane. En 2018, les véhicules diesel ayant effectué entre 10 000 et 15 000 kilomètres seront remplacés par des essence, mais cela va se faire doucement. » En effet, pour l’instant, le diesel représente encore 97 % du mix énergétique d’Engie Cofely.

Mots clefs associés à cet article : Hydrogène, Flotte

Voir aussi :

A la une
Suivez-nous RSS Twitter Linkedin
Newsletter
Recherche
Guide Fiscal 2017

Le guide de la fiscalité des véhicules d’entreprises, édition 2017, est l’outil indispensable.

Guide Fiscal 2017
COMMANDER