ENGIE lance son auto-partage de véhicules électriques

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Après les spécialistes de la téléphonie et/ou les fournisseurs d’accès à Internet, c’est au tour des énergéticiens d’adopter l’auto-partage de véhicules électriques. C’est ainsi qu’ENGIE (ex-GDF-Suez) vient de lancer son auto-partage maison en démarrant par son siège de la Défense.

Les bornes semi-rapides Powerdale rechargent les Zoe en quatre heures.
Les bornes semi-rapides Powerdale rechargent les Zoe en quatre heures.

Ce projet pilote d’auto-partage de véhicules électriques, décidé en novembre 2014 par la direction générale du groupe, a été confié à Vincent Huille. Ce dernier nous en précise l’objectif : « Nous avons mis à la disposition des collaborateurs des tours T1 et T2 du siège (environ 4 000 personnes) une dizaine de véhicules électriques, une motorisation préférée au thermique et qui correspond à la stratégie d’ENGIE en tant qu’énergéticien responsable. »

Ce projet pilote a donc été lancé en juin 2015 avec une dizaine de véhicules électriques (Huit Zoe et deux VW eUp !) alimentés par cinq bornes doubles à charge semi-rapide (quatre heures) de 32 ampères de marque Powerdale*. « Pour mener à bien ce projet, nous avons fait appel aux forces vives du groupe : CNR (Compagnie générale du Rhône) à qui nous achetons de l’électricité “ verte ”, Powerdale pour les bornes intelligentes, et Cofély-Ineo, qui fournit le système d’information, la plate-forme et les boîtiers installés à bord des véhicules. Et pour aboutir à ce résultat deux personnes travaillent au siège en tant que maîtrise d’ouvrage » précise le responsable.

Favoriser la mobilité verte

L’enjeu d’un tel projet n’est autre que de permettre aux collaborateurs d’accéder à une mobilité verte, car tout le monde ne dispose pas nécessairement d’un véhicule de fonction ou de service affecté. L’autre avantage du système, c’est l’optimisation et le développement de l’usage des véhicules propres avec une contribution à l’engagement RSE du Groupe et, enfin, la réduction de coûts annexes toujours difficiles à appréhender et à gérer du type notes de taxis, remboursements d’indemnités kilométriques, etc.

Inauguré fin juin, ce service a été ouvert aux collaborateurs du siège début juillet. Et au bout de trois mois, malgré la période de congés, on note une centaine d’inscrits, plus de 130 allers et retours et, en mesurant par rapport aux normes Euro 4, 600 kg de CO2 économisés.

Et même si l’objectif est de faire un premier bilan fin décembre, dans le cadre de l’harmonisation entre les sites du groupe et pour des raisons également d’économies d’échelle, il a été décidé de lancer cette offre de service sur d’autres sites du groupe en Île-de-France, voire sur le second siège social basé à Bruxelles. Vincent Huille complète : « Le groupe ENGIE se voulant le leader de la transition énergétique, l’auto-partage est une façon toute simple de l’être au quotidien, mais aussi peut-être l’objet de futures offres commerciales que nous pourrions proposer dans le cadre des villes et territoires de demain ; à savoir les smart-cities, ou villes intelligentes. » Et cette offre électrique d’aujourd’hui pourrait être demain transposable sur des véhicules roulant au GNV puisque la raison d’être d’ENGIE est de vendre de l’électricité, du gaz et des services particuliers.

Aujourd’hui sur intranet, demain sur smartphone

Concrètement la réservation se fait par le biais d’un serveur intranet (demain sur smartphone). Le véhicule est par exemple réservé à 17 h 00 pour une heure et intègre la liste des véhicules « prêts à partir ». Un mail confirmation est alors envoyé à l’usager. Le véhicule s’ouvre par le biais d’une carte (demain, par smartphone également). Et pour aider les collaborateurs qui n’auraient jamais conduit de véhicules à boîte automatique ou de véhicules électriques, des films et autres formations sont mis en place. Deux câbles sont présents à bord de chaque voiture (pour charge lente et semi-rapide) logotypés aux couleurs du groupe.

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L’Intranet de réservation en ligne.

Pour sortir, nul besoin de plusieurs badges : des caméras de lecture de plaques ouvrent automatiquement les portes, et un accord avec la Mairie de Paris permet de stationner gratuitement pendant deux heures dans les rues de la capitale. La réservation se termine également avec le badge après avoir remis en charge le véhicule. À la première réservation, il est vérifié que les collaborateurs ont bien leur permis depuis au moins deux ans. Ceux-ci signent une charte d’utilisation, validée par le chef de service qui ouvre ainsi un dossier dit permanent puisque réalisé une bonne fois pour toutes. En cas de débordement horaire, soit l’utilisateur prolonge, soit l’administrateur reçoit un e-mail ; ce dernier peut alors décider d’étendre le prêt ou d’attribuer un autre véhicule au demandeur. Pour ce qui est de l’entretien et du nettoyage des véhicules, les opérations sont sous-traitées à un prestataire extérieur spécialisé.

Enfin, en termes d’objectifs chiffrés, il est question d’atteindre les 150 inscrits dès la fin de cette année 2015. À terme, sur un ensemble de 4 000 personnes, il est prévu d’avoir entre 300 et 400 inscrits et utilisateurs ; soit 8 à 10 % de la population totale, car bon nombre de gens n’ont pas le permis et ou ne se déplacent pas. La population utilisatrice regroupe, elle, plutôt des cadres et les têtes de branche du groupe qui se déplacent régulièrement.
* Powerdale : il s’agit du premier investissement du fonds GDF Suez New Ventures, destiné à financer des start-up innovantes dans le domaine de la transition énergétique.

Mots clefs associés à cet article : Véhicule électrique, Développement durable, Autopartage, Electromobilité, Mobilité durable, Véhicules à faibles émissions

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