Diesel : Renault perquisitionné, PSA serein

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La polémique autour des moteurs Diesel refait surface avec une série de perquisitions de la DGCCRF chez Renault. De son côté, PSA affirme ne pas être inquiété.

Vingt-cinq véhicules Renault sont actuellement testés.
Vingt-cinq véhicules Renault sont actuellement testés.

La DGCCRF mène l’enquête chez Renault. Trois perquisitions ont été menées au siège social du constructeur, à Boulogne-Billancourt, au centre technique de Lardy et au Technocentre de Guyancourt. Ces visites font suite aux tests conduits par la commission technique indépendante mise en place par le gouvernement en vue de vérifier si les constructeurs français n’avaient pas, à l’instar de Volkswagen, équipé leurs véhicules d’un logiciel espion.

Sur les 100 véhicules actuellement en phase de test, 25 sont de marque Renault. Le constructeur au losange affirme par voie de communiqué qu’il n’a pas été mis en évidence la présence d’un logiciel truqueur à bord de ses modèles. Alors pourquoi ces perquisitions ? Renault explique que « la DGCCRF a décidé de faire procéder à un complément d’investigation sur pièce et sur site, qui a vocation à valider définitivement les premiers éléments d’analyse réalisés par la commission technique indépendante ».

Et d’ajouter que les « tests en cours permettent d’anticiper des solutions d’amélioration pour les véhicules Renault qui sortiront des usines comme pour les véhicules en circulation. Le groupe Renault a décidé de présenter rapidement ses engagements sous la forme d’un Plan émissions, qui aura pour objectif de renforcer la performance énergétique de nos véhicules ».

PSA est épargné

Cette déclaration laisse donc à penser que la solution retenue par Renault pour se mettre en conformité avec la norme Euro 6 n’est pas totalement satisfaisante. Quoi qu’il en soit, Renault annonce coopérer pleinement aux travaux de la commission et aux investigations complémentaires décidées par le ministère de l’Économie.

PSA Peugeot Citroën a de son côté passé les tests avec succès. Aucune anomalie n’a été détectée sur les véhicules ciblés par la commission. Le constructeur n’a donc pas reçu la visite de la DGCCRF. Il en profite pour rappeler « l’efficacité du système de post-traitement BlueHDi composé de la Selective Catalytic Reduction (SCR) positionnée en amont du filtre à particules (FAP), permettant de traiter les oxydes d’azote (NOx) émis par les moteurs Diesel ».

Plus globalement, les tests n’ont pas établi l’existence de logiciels de fraude sur les premiers véhicules testés, hormis ceux de marque Volkswagen. Des émissions de CO2 et d’oxydes d’azote supérieures aux normes ont également été constatées chez des constructeurs étrangers. Renault n’est donc pas un cas isolé. La commission annonce qu’elle va poursuivre ses recherches et publiera les résultats définitifs et ses conclusions à l’issue de l’ensemble des tests.

Mots clefs associés à cet article : Peugeot, Renault, Diesel

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