Contrôle technique 2015 : en léger progrès

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S’il est vrai que le contrôle technique automobile a endigué la circulation des véhicules-épaves, dangereux pour eux-mêmes et surtout pour les autres, les mêmes défauts reviennent de manière récurrente et avec des fréquences qui évoluent peu à la baisse. À noter une nouveauté cependant : l’apparition des premiers contrôles de véhicules électriques et hybrides.

CTA, près de 300 agréments retirés…
CTA, près de 300 agréments retirés…

En 2015, pas moins de 17 183 785 véhicules particuliers (VP) et 2 605 394 véhicules utilitaires légers (VUL) ont été contrôlés dans le cadre des visites techniques périodiques ou contrôles techniques automobiles (CTA). En 2015, pour l’ensemble des véhicules, 24 464 993 contrôles techniques ont été réalisés dans les 6 275 installations de contrôle agréées (voir encadré).
Rappelons que les contrôles techniques concernent les véhicules de plus de 4 ans et sont obligatoires tous les deux ans. Ils portent sur 12 fonctions, comprenant 141 points de contrôle pouvant induire 459 défauts, dont 203 sont soumis à l’obligation de contre-visite, donc de réparation ou de remise en état avant celle-ci. Des résultats qui traduisent une augmentation de 1,91 % du nombre de visites techniques périodiques par rapport à 2014.

Moins de défauts sur les VP

Concernant les véhicules particuliers, le pourcentage de visites techniques périodiques ne présentant en 2015 aucun des défauts élémentaires de la nomenclature est en augmentation par rapport à 2014. Il s’établit à 14,19 % en 2015 alors qu’il était de 13,65 % en 2014. Pour ce qui est des véhicules utilitaires légers, rien ne bouge ou si peu, puisqu’on atteint 6,53 % de visite sans défaut contre 6,54 % en 2014.
Le taux de prescription de contre-visites pour les véhicules particuliers est en diminution par rapport à 2014. Il s’établit à 17,65 % en 2015 alors qu’il était de 18,43 % en 2014. Pour les véhicules utilitaires légers, la diminution du taux de prescription est tout aussi faible avec 21,11 % en 2015 contre 22,22 % en 2014.

Liaisons au sol, éclairage et freinage toujours en tête

Par ordre de fréquence, les fonctions les plus touchées sont :
— les liaisons au sol (9,15 %) : usure, jeux de rotule, articulation des trains, déformation et ou coupure dans les pneumatiques…
—  l’éclairage (8,48 %) : mauvais réglages et anomalies de fonctionnement des divers feux…
—  le freinage (5,05 %) : déséquilibres importants, non-fonctionnement du frein de parking, détérioration des flexibles, des plaquettes…
—  la pollution et le niveau sonore (3,39 %) : moteurs essence non dépollués, teneur en CO trop importante, fuites à l’échappement…
—  la direction (2,36 %) : jeux excessifs, détérioration de la biellette ou de la timonerie, défauts d’étanchéité du système d’assistance…
— les organes mécaniques (1,76 %) : système d’échappement, détérioration des canalisations et du silencieux…
— la visibilité (1,64 %) : fissures au niveau du pare-brise, absence ou non-fonctionnement d’un ou des deux essuie-glaces, mauvaise fixation de rétroviseurs…
— les équipements (1,23 %) : problème d’avertisseur sonore, de ceinture de sécurité, de fixation des sièges…
— l’identification des véhicules (1,13 %) : mauvaise fixation ou lecture des plaques d’immatriculation, du numéro de châssis…
—  la carrosserie (0,84 %) : ouverture de portière défectueuse, pare-chocs, boucliers, ailes endommagés…
Restent alors les résultats du contrôle des véhicules fonctionnant au gaz, où les taux remontent à hauteur de 13,16 % pour des soucis de détérioration du réservoir ou du dispositif de remplissage. Quant au contrôle des véhicules électriques et hybrides, l’on retombe à 0,16 % avec des anomalies rencontrées sur la masse et les capots de protection des prises, des défauts d’étanchéité des batteries de traction et/ou une détérioration des câblages et autres connecteurs haute tension.

CTA : ce qui change en 2016

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Le contrôle du contrôle va se renforcer.

En ce début d’année 2016, une modification du système de gestion des données issues des contrôles techniques vient d’être décidée pour être appliquée à partir du 1er juillet prochain. Jusqu’à présent les données techniques récupérées lors des contrôles des véhicules étaient stockées directement dans les ordinateurs des centres. À compter de juillet, les informations collectées seront cryptées et centralisées par un organisme certifié, qui sécurisera les données. Ceci pour éviter les éventuelles fraudes. Grâce à ce système, en effet, les contrôleurs n’auront plus accès aux données des véhicules, empêchant ainsi toute modification de leur part. À partir de juillet 2016, les automobilistes auront donc la garantie que les mesures effectuées sur leur véhicule sont valides et certaines. Avec un bémol tout de même du côté des professionnels puisqu’ils vont devoir investir environ 20 000 euros par centre ! Un investissement qui sera malheureusement répercuté sur les tarifs des contrôles techniques, avec une hausse de 10 à 15 euros selon les centres. Il faudra ainsi compter environ 95 euros pour faire contrôler sa voiture en Ile-de-France et environ 75 euros dans les autres régions.

Le CTA 2015 en quelques chiffres
- Centres de contrôle au 31/12/2014 : 6 114
– dont non rattachés à un réseau : 760 ;
– installations auxiliaires : 92 ;
- Centres de contrôle au 31/12/2015 : 6 197
– dont non rattachés à un réseau : 808 ;
– installations auxiliaires : 78 ;
- Nouveaux centres agréés : 376
- Agréments retirés : 293

Mots clefs associés à cet article : Contrôle technique, Fiabilité

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