Citroën C4 Cactus : qui s’y frotte, se pique au jeu

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Regardons les choses en face : la Cactus, certes, n’a rien de révolutionnaire, ce n’est ni la 7, ni la 11 ou la 15-six, pas même la 2 CV ou la DS, ce n’est pas non plus la Méhari. Mais, comme elles, elle marque sa différence. Alors ne boudons pas notre plaisir et, comme pour fêter les 95 ans de Citroën, réjouissons-nous de voir la Cactus s’inscrire dans l’histoire de la marque. Indiscutablement en effet, elle innove en matière de design et peut-être aussi de consommation automobile.
Avec sa silhouette unique, dont les barres de toit renforcent l’aérodynamisme, elle est reconnaissable au premier coup d’œil. Les airbumps en TPU (des granulés de polyuréthane thermoplastique) de ses profils lui donnent un petit air “ gardien des filets ” des Canadiens de Montréal ou des Rangers de New York, deux équipes qui, depuis des décennies, participent à la fameuse coupe Stanley, la compétition de hockey sur glace la plus prisée d’Amérique du Nord. Ces coussinets, remplis d’air et protégés par rien moins que neuf brevets, lui servent de mini-cuirasse contre les petits chocs du quotidien urbain. Sympathiques, esthétiques et… fonctionnels. Oui, on aime et cela d’autant plus qu’ils sont bien joliment mis en couleur : Black, Grey, Dune et Chocolate.

Ambiance conviviale et belle habitabilité

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Ouvrons les portes. L’habitacle est d’une belle élégance, le dessin de la planche de bord épuré et libéré de l’airbag frontal passager, qui prend place dans le pavillon. Encore une véritable innovation qui offre de la place pour une grande boîte à gants. On a d’autant plus envie de prendre place à bord que le toit panoramique de grandes dimensions (à haute protection thermique) semble vous projeter dans le ciel !
Renforcée par de (petits) effets de style, la qualité perçue augure bien du vieillissement, les finitions paraissent avoir été particulièrement soignées. Effaçons ce qui fâche, des fenêtres arrière seulement entrebaillantes. C’est nul (mais cela ferait gagner 11 kg !) et gageons que les ingénieurs trouveront une solution pour remédier à cet état de fait. Intéressons-nous à l’ambiance, gaie, conviviale grâce aux trois univers intérieurs (Ambiance Stone Grey, Pack Habana Inside et Pack Purple Inside) très réussis.
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L’habitabilité est bien sous tous rapports pour cinq adultes : les plus grands auront quand même du mal à caser leurs jambes à l’arrière, et tous ne pourront pas profiter pleinement de la hauteur sous toit (1,48 m) malgré le dessin soigné et astucieux des assises. Notons aussi qu’il est facile de caser les bagages dans les 358 litres du coffre. Il y a enfin le confort : les assises sont larges, et avec la boîte ETG qui se résume à trois touches D-N-R sur la planche de bord et deux palettes sous le volant (pour passer les rapports manuellement) l’avant a un côté sofa qui invite au repos. Mais nous n’aspirons pas au repos, alors prenons le volant.

My Cactus is connected

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Trouver une bonne position de conduite est simple, et conduire ici est un plaisir. Avec 2,60 m d’empattement (celui d’une Citroën C4 alors que nous sommes ici sur la plate-forme de la C3) et 4,16 m de long et 1,73 m de large, la Cactus est parfaitement “citado-compatible”. Et hors de la ville adopte des allures de grande routière. Un regret : la voiture a tendance à prendre du roulis, et il faut se méfier des grandes courbes de sortie d’échangeur d’autoroute abordés à bonne allure. Un défaut qu’on pensait gommé depuis longtemps chez Citroën…
Sinon, la Cactus joue les véhicules connectés, et la tablette tactile 7 pouces proposée de série, associée à ses 7 pushes sensitifs, donne accès à de multiples fonctionnalités : navigation, téléphone (mains libres avec connexion Bluetooth), médias audio, climatisation ou encore (selon versions et options) l’affichage de l’image de la caméra de recul, le Park Assist, etc. Il est également possible de profiter des applications Citroën Multicity Connect (qui comprennent le lanceur d’alertes Coyote) : un an d’abonnement, avec une clé 3G, coûte 379 euros.

Entre facilement dans les car policies

Pour ce qui est des performances, la Cactus bénéficie d’un régime minceur spécifique. Du coup, ses consommations et émissions de CO2 permettront aux gestionnaires de flotte de la faire rentrer dans leur car policy et d’abord en finition Business, qui vient s’ajouter aux quatre autres (Start, Live, Feel, Shine). Dans quelle configuration ? Peut-être avec le moteur e-HDi 92 (ch), qui est couplé avec la boîte ETG6 et ne consomme que 3,1 l/100 km pour 92 g/km de CO2 (94 g avec les jantes alliage et la monte 17”).

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Aux réfractaires à la boîte pilotée, ils pourront proposer la version BlueHDi 100 (Euro 6, 87 ou 89 g/km de CO2) et son excellente boîte manuelle à six rapports avec laquelle, sur un parcours alambiqué autour d’Amsterdam, nous avons consommé 4,8 l/100 km (pour consommation mixte de 3,4 l avec des pneus de 17”). Nous avons, par ailleurs, fort apprécié le 3 cylindres PureTech 110 ch, qui n’est pas proposé pour les entreprises. Ce moteur essence couplé à une boîte manuelle 5 a de la puissance et, avec son couple de 205 Nm à 1 500 tr/min, des reprises franches qui rendent les dépassements plus sereins. Son dispositif Stop & Start limite à 4,6 l/100 km ses consommations et à 105 g/km ses émissions de CO2 (avec des pneumatiques UBRR, ultra basse résistance au roulement).
La Citroën Cactus a en tout cas quelques armes à faire valoir pour être l’une des voitures de l’année en entreprise : bien positionnée économiquement dès lors qu’elle est prise en LLD, elle devrait faire de l’ombre aux monospaces compacts et aux berlines familiales d’une part, aux petites voitures décalées d’autre part.

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