jeudi 10 décembre 2009
Citroën C3, elle entre dans la lumière
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La nouvelle C3 prend le segment B à contre-pied. Faisant fi de la tendance actuelle, qui veut qu’une nouvelle génération de véhicules prenne inévitablement des centimètres et de l’embonpoint, la C3 perd entre 60 et 80 kg selon la version et contient sa longueur sous la barre des 4 mètres. Esthétiquement parlant, la nouvelle venue rompt avec la première série : capot, pare-chocs et flancs sont beaucoup plus travaillés avec des nervures et replis en nombre. Malgré tout, la dernière mouture demeure aussi rondouillarde que la précédente. Elle hérite d’une silhouette générale en forme de poire, alors que la face avant devient très expressive. Et juste au-dessus trône le nouveau logo Citroën : deux chevrons modernisés et plus imposants, censés suggérer la qualité. Si la largeur prend quelques centimètres, l’empattement ne varie pas. L’habitabilité tire donc peu de bénéficie des 3,94 m de long.
Une surface vitrée digne d’une véranda
Qu’on l’appelle panoramique ou Zénith, le pare-brise de la nouvelle Citroën C3 constitue l’une des pièces maîtresses de cette auto. Cet équipement octroie aux passagers une visibilité exceptionnelle digne d’un cockpit d’avion de chasse. En matière de finition, quelques détails dénotent un certain laisser-aller. En revanche, la présentation qui fait la part belle au plastique façon chrome a l’immense mérite de sortir du “ tout noir, triste ” habituel. Confortable, la C3 permet de rouler longtemps sans souffrance. À l’arrière, l’espace aux genoux réduit pénalise les grandes gambettes. Pourtant, la marque jure avoir gagné 3 centimètres aux genoux par rapport à la dernière C3. Le coffre stagne à 300 litres, soit un volume raisonnable. Chez Citroën, on a compris qu’en matière automobile le poids est l’ennemi de l’agrément, comme du porte-monnaie.
Sur la route, la “légère” C3 fait preuve d’un agrément de conduite saisissant. Un vrai petit kart ! Elle donne du plaisir, même motorisée par le 1.6 l HDi 90 ch de notre essai.
Consommations réduites
Fort légère, la C3 HDI 90 FAP descend à 99 g/km de CO2. Ce n’est pas tout, toujours au chapitre financier, la puce chevronnée s’avère aussi sobre qu’un dromadaire. Elle se contente de 3,8 l de diesel en cycle mixte. Une version société à 2 places viendra sous peu enrichir le catalogue. Et Citroën attend 25 % des ventes totales en direction des entreprises.
Par ailleurs, les VR devraient se situer 5 points au-dessus de la moyenne du segment. Toujours en matière financière, l’entrée de gamme est fixée à 12 950 euros en essence et à 15 000 euros en diesel. Ces prix évoluent peu par rapport à ceux de la C3 précédente. Mais il manque l’ESP, qui apparaît sur la liste des options et fait manquer les cinq étoiles EuroNCap à la petite auto. Il serait dommage que les petits défauts dont souffre la dernière des Citroën masquent ses qualités. Au chapitre financier, notamment, elle devrait ravir plus d’un gestionnaire de parc.
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