CO2, particules et NO2… ennemis publics N°1 !

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CO2, particules et NO2… ennemis publics N°1 !

Le parc automobile hexagonal est outrageusement composé de motorisations Diesel. Le réchauffement climatique aidant et la chasse au CO2 encouragée par les réglementations tant européennes que française sur le sujet n’ont fait qu’aggraver un phénomène totalement paradoxal… En effet, d’un pur point de vue de gestion, rouler dans de petits véhicules Diesel est quelque part une hérésie, car ces derniers coûtent plus cher à l’achat et à l’entretien que leurs homologues fonctionnant à l’essence. Et même s’ils ont aujourd’hui une meilleure valeur résiduelle tout en bénéficiant d’une récupération de la TVA sur le gazole, il faut faire une montagne de kilomètres pour en amortir le surcoût. Et puis, surtout, cela ne peut durer ainsi car, là aussi, les contraintes bruxelloises ne permettent plus à la France de favoriser fiscalement le gazole par rapport à l’essence…
Si les moteurs fonctionnant à l’essence dégagent encore – mais cela ne va pas durer – plus de CO2, ils ne recrachent pas de particules et sont exempts de NOx (oxydes d’azote). Mais ils sont nombreux ceux qui font la sourde oreille aux nuisances des moteurs Diesel, constructeurs nationaux en tête, qui se gardent bien de ne rien communiquer sur les particules et les NOx émis par leurs véhicules fonctionnant au gazole et loin d’être tous équipés de filtres garantis à vie !
Plus grave, notre chère Agence nationale, l’Ademe elle-même, et son ministère de tutelle ne pipent mot sur le sujet. Seule l’Afsset, la très officielle Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail, qui ne peut être taxée de parti pris, focalise plus particulièrement notre attention, parmi les NOx, sur le dioxyde d’azote ou NO2 émis par les véhicules roulant au gazole.
Déjà que les particules et les oxydes d’azote en général ne seront pris en compte qu’avec Euro VI (2014), cela nous fait encore cinq années à se laisser empoisonner. Que dire alors de cet irritant respiratoire qui continue à poser de sérieux problèmes sanitaires en agglomération et dont le phénomène est parfois même amplifié par les filtres à particules… Un comble ! C’est ainsi que l’établissement public, placé sous la tutelle du ministère de la Santé, regrette que les réglementations “Euro” successives ne fassent pas de distinguo au sein des NOx émis par les véhicules légers. Un regret que nous partageons et qui est l’objet de ce billet qui veut juste, lui aussi, attirer une attention soutenue sur tous ces polluants pris ou non en compte dans les réglementations à venir. On ne peut en effet sérieusement prétendre au “ green ou blue ”, ou encore s’en prévaloir, tant que l’on n’est pas transparent sur les polluants émis par ses propres produits et ne rien faire pour les traiter et les éliminer.

Mots clefs associés à cet article : Particules, NOx, Pollution

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