Bonnie&Car prédit le crash de la valeur résiduelle des véhicules diesel

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La start-up qui sécurise la vente de véhicules d’occasions entre particuliers a analysé plus de 1600 cas et met en lumière une décote rapide des véhicules équipés de motorisations diesel.

Si le marché de l'occasion se porte bien, les véhicules diesels ont moins la cote.
Si le marché de l'occasion se porte bien, les véhicules diesels ont moins la cote.

Serait-on à l’aube d’un crash de la valeur de revente des véhicules diesel ? C’est en tout cas ce que pense Bonnie&Car. Cette jeune société qui propose un service de vente sécurisée de véhicules entre particuliers s’est en effet interrogé sur l’évolution de la valeur de revente des automobiles diesel. En s’appuyant sur près de 1 600 cas clients, Bonnie&Car a ainsi obtenu quelques réponses qui ne jouent pas en faveur du diesel.

Premier indice, les transactions de véhicules diesel sur son site représentent 85 % des véhicules proposés à la vente, alors qu’ils ne représentent qu’environ 60% du parc roulant en France. Les propriétaires de véhicules diesel sont donc plus nombreux à vouloir se séparer de leur véhicule. Malheureusement pour eux, ils subissent de plein fouet une décote conséquente liée aux politiques anti-diesel. « Nos vendeurs diesel ne comprennent pas la dévaluation rapide de leur véhicule. La plupart sont restés dans le schéma que le véhicule diesel s’achetant plus cher se vendra plus cher également. Mais ce principe est en train d’être complètement bousculé » commente Maxime Grandjean, fondateur de Bonnie&Car.

Un prix de vente effectif sous la cote

L’étude s’appuie sur plusieurs cas clients où la valeur de vente des motorisations diesel est inférieure à la cote, alors que celle des véhicules essence s’apprécie à la hausse. Un Nissan Qashqai Tekna dont la cote est à 19 000 € en diesel est par exemple proposé à 18 000 € alors que son équivalent essence est vendu 1 500 € au-dessus de sa cote. Autre exemple présenté, celui d’une coccinelle diesel vendue 13 500 € alors que sa cote est à 15 000 €. Si la pertinence de ces cas d’étude est laissée à l’appréciation du lecteur, d’autres éléments sont moins discutables : il faut en moyenne 6 acheteurs intéressés pour une vente de diesel contre 5 pour un véhicule essence. Par ailleurs la vente d’un véhicule absorbant du gasoil prend une semaine de plus. Les potentiels acheteurs font également des offres sous le prix deux fois plus souvent lorsqu’il s’agit d’un véhicule diesel et les demandes de rabais atteignent les 1000 euros alors qu’elles ne dépassent pas les 300 euros sur les essence…

Mots clefs associés à cet article : Véhicule d’occasion (VO)

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