Bilan flottes : l’essence sonne la charge !

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Les entreprises ont acheté ou loué près de 250 000 voitures particulières au cours du premier semestre 2017. Ce contingent est composé majoritairement de modèles diesel, mais les récentes évolutions fiscales font clairement le jeu de l’essence et des énergies alternatives.

Le rééquilibrage de la TVA commence à produire ses effets sur le mix énergétique au sein des flottes.
Le rééquilibrage de la TVA commence à produire ses effets sur le mix énergétique au sein des flottes.

La récupération de la TVA sur l’essence produit déjà son effet escompté, à savoir le rééquilibrage progressif du mix énergétique dans les flottes d’entreprise. Cette jeune mesure – elle est entrée en vigueur au 1er janvier 2017 – met à mal l’omnipotence du diesel, bien aidée dans son dessein par le contexte ambiant peu favorable à ce carburant.

La preuve en chiffres. Sur les 248 056 voitures particulières immatriculées pour le compte d’entreprises au premier semestre, 185 653 fonctionnent au diesel. C’est moins que l’an dernier à pareille époque. Les ventes de voitures diesel à professionnels s’élevaient alors à 187 583 unités sur un périmètre flottes plus réduit de 238 719 unités. Autrement dit, la part de marché de ce carburant s’est passablement effritée. Elle est passée de 78,58 % à 74,84 %.

L’essence a désormais sa place dans les parcs

À l’inverse, l’essence monte en régime. Les professionnels, qui peuvent récupérer 10 % de la TVA sur ce carburant en 2017 et davantage dans les années qui suivront (20 % en 2018, 40 % en 2019, 60 % en 2020 et 80 % à partir de 2021), ne se posent plus vraiment la question de sa pertinence. L’essence a désormais sa place dans les parcs.
Les statistiques parlent d’elles-mêmes : 49 976 voitures particulières roulant à l’essence ont été immatriculées en entreprises au premier semestre. Ce total est en hausse de plus de 21 % par rapport à 2016. Une progression spectaculaire qui devrait selon toute vraisemblance s’intensifier dans les prochains mois.

+ 24 % pour l’hybride au premier semestre

Il n’y a pas que l’essence qui tire profit de la situation. Les modèles électriques et hybrides affichent eux aussi des taux de croissance élevés, même si les volumes en jeu ne sont pas comparables. Quoique. Les ventes de voitures hybrides en entreprises ont bondi de près de 24 % au premier semestre, à 9 200 unités. Précisons que plus de 60 % de ces immatriculations sont à mettre au crédit de Toyota (4 950 ventes pour Toyota et 913 pour Lexus).

Quant aux ventes de voitures électriques, elles se sont élevées à 3 140 unités, soit une progression de près de 34 % par rapport à 2016. Là aussi, un constructeur se détache. Il s’agit sans surprise de Renault, qui a immatriculé 2 030 véhicules.

Mots clefs associés à cet article : Lexus, Renault, Toyota, Diesel, Flotte, Immatriculations, Marché VP, Véhicule neuf (VN), Carburants alternatifs, Agenda Fiscal

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