Audi en panne de croissance sur le marché des flottes

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Les ventes de la marque aux anneaux en entreprises sont freinées par l’appétit déclinant des automobilistes pour les berlines. Une offensive produit sans précédent devrait toutefois lui permettre de stabiliser son business en 2018.

Bertrand Petipa, chef du service ventes sociétés d’Audi France.
Bertrand Petipa, chef du service ventes sociétés d’Audi France.

L’année 2017 n’a pas été un grand cru pour les marques premium en France sur le marché des flottes. Leurs immatriculations ont plongé de 6 %, à 78 600 unités. Un déclin surprenant dans la mesure où les ventes de voitures particulières en entreprises ont poursuivi leur ascension de plus de 7 %, à près de 460 000 unités.

Audi n’a pas été épargné. Si la marque aux anneaux a battu son record au niveau global avec 65 690 immatriculations (+ 1,6 %), elle vu son activité B to B chuter de 8 %, à 19 512 immatriculations, dont 8 805 en LLD. Elle termine sur les talons de BMW, leader du marché premium avec 19 771 immatriculations, et devant Mercedes-Benz, crédité de 18 999 immatriculations.

Pour Bertrand Petipa, le chef du service ventes sociétés d’Audi France, « ce résultat n’est guère le reflet de l’activité commerciale de la marque puisque nos prises de commande ont progressé de 5 %. Le marché reste toutefois difficile dans la mesure où il se recentre sur les petites voitures et les petits SUV ». Des modèles tels que l’A4 et l’A6, qui sera renouvelée cette année, n’affichent plus les résultats d’antan. Des difficultés d’approvisionnement ont également affecté la marque sur le Q2 et le Q5.

Des ventes stables en 2018

Audi compte stabiliser ses ventes en 2018 grâce à une offensive impressionnante au niveau produit. Rayon berlines, figurent au programme les nouvelles A1, A6, A6 Avant, A7, RS4 et A8L e-tron. Du côté des SUV, le menu est également alléchant avec le nouveau Q3, totalement repensé, le Q5 e-tron, le Q8 et un modèle 100 % électrique baptisé e-tron Quattro. Ce dernier devrait afficher 500 kilomètres d’autonomie pour une puissance de 435 chevaux.

Bertrand Petipa ajoute qu’un modèle 100 % électrique verra le jour chaque année. « Nous lancerons dans la foulée du e-tron Quattro sa déclinaison Sportback, puis une compacte en 2020 », précise-t-il. L’objectif est qu’une vingtaine de modèles hybrides rechargeables et électriques soient au catalogue en 2025.

Des VR essence en hausse

En attendant, les ventes de la marque sont majoritairement orientées vers le diesel, surtout en entreprises. Bertrand Petipa ne constate pas encore de mouvement vers d’autres énergies, notamment l’essence, même si certains clients commencent à s’y intéresser. « Le diesel reste pour le moment le plus intéressant sur le plan économique. Mais nous sommes prêts à répondre à une demande plus importante sur les véhicules essence. Nous disposons d’une large gamme de modèles déclinés en finition Business Line », affirme Bertrand Petipa. Il reconnaît au passage que les valeurs résiduelles des modèles essence grimpent tandis que celles des modèles diesel stagnent.

Le chef du service ventes sociétés se montre enfin relativement prudent par rapport à la prochaine entrée en lice de la norme WLTP. Selon lui, « WLTP aura un impact financier pour nos clients mais il est encore trop tôt pour en connaître l’ampleur. Nous sommes assez attentistes sur le sujet. Nous ne disposons pas encore de données exactes sur les futurs niveaux de CO2 de nos modèles ».

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