Assistance : l’eCall paneuropéen se précise

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Obligatoire sur les véhicules qui seront commercialisés à partir du 31 mars 2018, l’appel d’urgence embarqué sera centralisé par le Syndicat national des sociétés d’assistance.

L'eCall est déjà monté d'usine chez plusieurs constructeurs, ici Opel.
L'eCall est déjà monté d'usine chez plusieurs constructeurs, ici Opel.

Déjà proposé sur certains véhicules, l’appel automatique d’urgence sera obligatoire sur tous les nouveaux modèles commercialisés dès la fin du premier trimestre 2018 (hors restylages), conformément à la décision de la Commission européenne. À l’occasion de sa conférence de presse annuelle, le Syndicat national des sociétés d’assistance (SNSA) a dévoilé les modalités de mise en œuvre en France de ce service, également actionnable manuellement, dont il aura la charge. Le syndicat a en effet passé en début d’année une convention avec l’État, qui le charge du pilotage de la plate-forme centralisée de réception des appels.

Cette plate-forme informatique communiquera les appels à des assisteurs certifiés eCall, qui devront déterminer l’urgence de la situation pour prévenir les secours ou transférer la demande à un centre d’assistance en lien avec l’assurance de l’usager. Ils pourront pour cela s’appuyer sur un certain nombre de données remontées par le véhicule : géolocalisation, sens de circulation, éléments relatifs à la gravité du choc, marque et modèle de la voiture et immatriculation. L’aspect confidentiel des données n’est pas oublié puisque celles-ci seront systématiquement chiffrées avant d’être décodées par la plate-forme informatique.

Éviter la saturation des secours

Un processus centralisé justifié par l’analyse des systèmes déjà en place : plus de 90 % des appels eCall reçus ne nécessitent pas de secours. « Il aurait été inutile d’engorger inutilement les services du 112 en sollicitant directement les secours. Notre plate-forme permet de faire le tri et de répondre au mieux aux différents cas d’usage » précise Nicolas Gusdorf, président du SNSA. Les opérateurs eCall seront ainsi formés pour déterminer en moins de 75 secondes la nécessité ou non d’un service d’urgence. À noter que le service peut également être utilisé pour signaler un accident tiers ou une situation d’insécurité.

La plate-forme eCall sera opérationnelle en octobre 2017. Le SNSA estime qu’en 2025 un véhicule sur deux sera équipé d’un dispositif d’eCall.

Mots clefs associés à cet article : Sécurité routière, Accident, eCall, SNSA

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