Alfa Romeo Giulia : un retour en fanfare !

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C’est peu de dire que le lancement de la Giulia est important pour Alfa Romeo, privé de haut de gamme pendant plus de cinq ans. Confortable et très dynamique, la nouvelle berline italienne sait marquer des points par rapport à la concurrence germanique.

L’Alfa Giulia surpasse les allemandes en matière d’agrément de conduite.
L’Alfa Giulia surpasse les allemandes en matière d’agrément de conduite.

Depuis l’arrêt de la 159 en 2011, Alfa Romeo avait laissé sa gamme en déshérence en ne proposant que deux modèles : la MiTo et la Giulietta. Annoncée depuis longtemps, la Giulia suscite beaucoup d’attente, d’autant plus qu’elle débarque dans une catégorie très disputée par le trio allemand BMW Série 3, Mercedes-Benz Classe C et Audi A4.

Autant l’affirmer tout de go : la Giulia est une réussite totale sur le plan dynamique. Assez légère, cette propulsion propose un châssis évolué, qui fait appel à un train arrière multibras et à un train avant à double triangulation, les deux étant largement réalisés en aluminium (80 % à l’avant, 45 % à l’arrière). Des solutions qui font merveille sur le plan de l’efficacité et du confort.

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Dans l’habitacle la qualité de réalisation laisse à désirer. Alfa doit corriger le tir !
De fait, les modèles que nous avons essayés en Italie offraient tout simplement le meilleur compromis de la catégorie, très au-dessus d’une BMW Série 3, cible désignée de la nouveauté italienne. Malgré les roues de 18 pouces chaussées de Runflat de notre version d’essai, la qualité de filtrage et d’amortissement apparaît tout simplement remarquable, même sur très mauvais revêtements. Cette capacité se double d’une excellente précision de direction et d’une agilité sans faille. Non déconnectable, l’ESP veille très efficacement et très discrètement au grain, et corrige tous les excès d’optimisme du conducteur, même sur le mouillé. Autant dire que, malgré son retour aux roues arrière motrices, la Giulia s’impose comme une auto particulièrement sûre.

Une dotation en retrait

Séduisante à l’extérieur, la Giulia l’est aussi à l’intérieur : joliment dessinée, la planche de bord est agréable à l’œil, même si la qualité de réalisation est loin d’égaler le niveau des allemandes. Les ébavurages et les ajustages laissent franchement à désirer malgré l’emploi de matériaux flatteurs.

Toujours par rapport aux productions d’outre-Rhin, la Giulia n’offre pas un catalogue d’options aussi généreux que ces dernières. Ceux qui ne jurent que par l’affichage tête haute, les essences exotiques de placage de bois et la navigation Google Earth sont priés de passer leur chemin.

Malgré ces lacunes, la Giulia parvient à surprendre du point de vue de l’habitabilité. L’espace dévolu aux passagers arrière apparaît suffisamment généreux aux jambes et à la tête pour accueillir deux adultes très confortablement, tandis que le coffre propose un volume de 480 litres, soit le même que celui de la BMW. Seul regret, le plancher n’est pas parfaitement plat, et il apparaît donc moins facile à utiliser.

Un diesel à 99 g/km

Côté moteur, le 2.2 l diesel 150 ch qui fera le gros des ventes sociétés, notamment dans sa version 99 g, n’était pas encore disponible à l’essai. Nous nous sommes donc rabattus sur le 180 ch. Assez sonore en charge, ce bloc se montre de plus assez creux à bas régime. Un comportement qui s’explique en partie par le couple abaissé artificiellement de 70 Nm en raison de la boîte de vitesses sous-dimensionnée.

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La Giulia bénéficie d’une dotation technologique limitée.
Il exhale cependant un caractère mécanique qui convient bien à l’Alfa grâce notamment à une réponse à l’accélérateur très incisive. Elle ne suffit cependant pas à gommer la longueur des rapports étudiés pour limiter les émissions. Dès lors, il ne faut pas hésiter à rétrograder souvent par l’intermédiaire d’une commande de boîte accrocheuse et un peu lente.

Par ailleurs, ce 2.2 l, volontaire dans les tours, apparaît bruyant. Côté consommations, la Giulia se place dans la moyenne de la catégorie sans réaliser de miracles en la matière : nous avons enregistré une moyenne de 7,5 l/100 km sur un parcours dynamique.

Sécurisante et très plaisante à conduire, l’Alfa Giulia réussit son entrée. Il lui reste maintenant à gagner la bataille commerciale : ses concurrentes allemandes ne lui feront aucun cadeau.

Technique et finance

Alfa Romeo Giulia 2.2 l 150 ch BVM6 Pack Business

  • Prix TTC * : 34 500 €
  • Cylindrée : 2 143 cm3
  • Puissance Maxi : 150 ch à 4 000 tr/min
  • Couple Maxi : 380 Nm à 1 500 tr/min
  • Énergie : Diesel
  • Consommation (Mixte) : 4,2 l/100 km
  • Émissions de CO2 : 109 g/km
  • Classe : B
  • Couleur : Vert moyen
  • Bonus/Malus * : neutre
  • Carte grise (92) * : 395,77 €
  • TVS * : 476 €
  • Loi de roulage * : 38 mois/100 000 km
  • Loyer financier * : 699,48 €
  • Loyer global mensuel * : 926,79 €
  • PRK.ENTREPRISE * : 0,41 €
  • Coût kilométrique supplémentaire * : 0,05 €
  • Avantages en nature Sté/an * : 2 038,46 €
  • VR estimée (Montant et %) * : 37,96 %
  • TCO Après I.S * : 1 031,78 €
  • TCO période Après I.S * : 39 207,64 €

* Valeurs en vigueur au 4 octobre 2016

Mots clefs associés à cet article : Alfa Romeo, Berline

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